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11 février 2007

London School of Life

Après Dix jours passés à retrouver ma Franche Comté, je repars pour quelques jours à Londres. Je crois que le seul point positif de cette escapade, c'est d'avoir servi à me faire prendre conscience du gigantisme anglais en matière architecturale et du passé historique de la ville. Je vous propose donc une petite visite virtuelle des principaux monuments et attractions du coin. Avec le soucis, bien sûr, d'éclairer un peu vos lanternes sur l'histoire de la ville. Bien sûr.

Le Tower Bridge de Londres, qu'on ne présente plus...


La tour de Londres, chateau fortifié qui a vu les grandes exécutions de l'histoire Anglaise. Il abrite aujourd'hui les joyaux de la couronne. Mais à 37£ l'entrée (pas loin de 50€) je me suis contenté des répliques du musée de l'Abbaye de Westminster...


Et ça c'est la "Bell Tower" l'une des tours de garde du chateau. Thomas More (homme politique, pote d'Erasme, l'auteur d'Utopia) y a été enfermé et exécuté en 1534 pour n'avoir pas reconnu Charles VIII comme nouveau chef de l'église d'angleterre (il s'était tout simplement proclamé nouveau pape)

La fierté locale : London Eye... ou l'oeil de Londres. C'est un des rares endroit de la ville qui offre un point de vu panoramique acceptable. Mais ca reste une grande roue à 12,5£ la demi-heure. La statue, c'est la légendaire reine Boadicée qui au 1er siècle détruisit la cité romaine de Londinium. Whouaaou.

La fameuse House of Parliament, avec à Big Ben à droite, et le Victoria Tower à gauche. C'est aussi là qu'on trouve la House of Commons, la House of Lords et le Palais de Westminster. Juste derrière ce bel édifice se dresse la Westminster Abbey, lieu des couronnements royaux, où repose également les grands rois d'Angleterre. Les funérailles de Lady Diana ont été célébrées ici. On y trouve aussi les tombes de personnages illustres comme Darwin ou Isaac Newton... la scène de l'affrontement entre Neveu et Teabing dans le "Da Vinci Code" ca été tourné là. Par contre, pas question de prendre la moindre photo à l'intérieur. Et faut pas garder sa casquette. On rigole pas avec le sacré.

Celle là, j'ai pas pu m'empêcher.

On s'est fait aussi le British Museum, où on trouve ce qu'on ne peut pas admirer au Parthénon d'Athènes (remember zool). Le musée referme aussi la fameuse Pierre de Rosette, cette dalle découverte lors des expéditions napoléonienne en égypte qui permit à Champollion de décrypter les hiéroglyphes.


Ca c'est le magnifique St Jame's Park, avec au fond, Buckingham Palace, ou la petite maison de campagne d'Elisabeth... Sympa quoi.

La série qui suit, c'est une spéciale dédicace à mon père. C'est le marché de Portobello, près de Noting Hill. Un quartier aujourd'hui plutôt hupé, voire même carrément aisé, alors qu'en 75, date à laquelle mon père a habité ici, c'était l'inverse. Il reste au moins le marché, toujours bondé, où l'on trouve tout, du porte-cigarrette vieux de 2 siècle au T-shirt "I love london", taillé spécialement pour le touriste allemand. L'ambiance a dû changer, mais on imagine sans peine l'atmosphère qui régnait ici, 30 ans plus tôt. Et comparé aux autres marchés de la ville (Borough, et même Camden) ça reste le plus authentique.

02 février 2007

La capitale française

L'étape suivante c'était Montréal, la grande ville française du canada. Même que dans la rue, on comprend ce que les gens disent. Une révolution pour moi. J'ai passé peu de temps dans la ville proprement dite parce qu'on s'est empressé, avec momo (qui m'acceuillait gracieusement) d'aller gouter aux pentes du Mont Tremblant, cette petite station de ski des "montagnes" quebecquoises...


Une pâle copie de notre fierté Belfortaine...

Et un petit aperçu en live, du paysage quebecquois à bord de notre caribou mobile...



Une petite vidéo de momo en pleine action, sur ses skis, alors que j'essayais de la suivre tant bien que mal...



Je suis reparti le lundi, avec une boule au ventre et de la neige plein les chaussettes, en direction de l'aéroport. La dernière étape canadienne était bel et bien terminée... Après quelques galères de baggages, je me suis retrouvé dans un avion en direction de paris, alors que j'avais rien demandé à personne. Enfin, pas que je me souvienne...
Humm. Il y a bcp de choses, j'arrive pas vraiment à faire le tri, à me rendre compte. Il me faudra quelque temps. Sans doute des mois. En tout cas, une chose que je retiens, c'est qu'il y a une partie énorme de cette expérience que je n'arriverai pas à communiquer. Que j'arriverai pas à exprimer. Malgré tout mes efforts, malgré ce blog, ces photos. C'est a vivre, pas à raconter. Encore moins à entendre.
Bref, l'épopée Canadienne s'arrete la. Avec bcp de regret certes, mais aussi avec une forte envie de continuer, tant que je peux, à aller me frotter à des trucs nouveaux. L'aventure continue.

Toronto

Me voilà arrivé à Toronto, chez la famille. Et ça, ça change tout. Après une bonne douche (oui oui, ya pas ça dans le bus, ca faisait trois jours) et un repas incroyable (même remarque) j'ai commencé à me détendre dans cette ambiance familliale, avec Nadine, Pierre, Nicolas et Emile...


Dès le lendemain, les couzins en ont profité pour me montrer les Niagara Falls. A une petite heure de chez eux, les chutes sont entourées par un paradis touristique, une sorte de las vegas canadien avec tout ce qui va avec: casino, hotels luxueux et même... des maisons hantées. Allez comprendre. J'ai donc pu assiter au coucher de soleil sur les chutes, qui sont décidément à la hauteur de leur réputation. Après avoir vu celle d'Igazu, en Argentine, il me reste que celles de Victoria, au Kenya, pour avoir fait les trois grandes chutes du monde. A venir... (?)


Cinq jours donc, dans la plus grande ville du Canada... Une ambiance survoltée, un labyrinthe pour les yeux, des petits magasins d'antiquité partout (où j'ai cassé ma tirelire, merci maman...) berf, une ville incroyable. Ma préférée. Faut dire que j'ai eu des guides particulièrement disponibles, et que j'ai été reçu comme un roi. Les Couz, MERCI, pour ça!


J'ai même eu droit à un match de Hockey, avec une des teams de Pierre pour laquelle il joue de temps en temps. Le match s'est fini dans le bar qui sponsorise l'équipe autour d'une bière. Moment parfait.
Pierre ma aussi fait découvrir East Queen street, le quartier underground de la ville, où tous les graffeurs viennent s'exprimer. J'y connais pas grand chose en Tag, mais y'a vraiment des trucs grandioses dans ce coin de la ville. J'ai pu aussi chausser les patins, histoire d'essayer l'une des patinoires gratuites du centre ville. Il ne manqait que les crosses et un puck... (avec lequel on ne niaise pas, bien sûr)


Ca été un grand plaisir de revoir la famille, que je n'avais pas vu au complet depuis une paire d'année. Et de me faire une idée de leur vie canadienne, où maryline, presque dix ans avant, avait passé quelques semaines, et laissé quelques traces... ;)


11 janvier 2007

Highway One

Alors... quelques photos de ce trip en bus...
Parti de Vancouver le 3 janvier à 13h30, je suis arrivé le 6 aux alentours de 18h30, soit 77h de voyage et 4800km, en traversant les Cinq provinces de l'ouest... Du grand voyage quoi.


Ca a mal commencé, en British Columbia déjà, où le bus a été bloqué 4h à cause de la neige... un camion était en travers de la route... humm. On a mis 20h pour atteindre Banff, alors qu'on avait mis a peine 12h en novembre, avec la voiture de location. En tout cas, petite pensée à l'ancienne troupe en repassant devant la lodge où on avait séjourné...

Les étapes suivantes n'ont pas eu bcp d'intérêts, juste peut être Calgary, que j'ai pu voir de jour. Pour la suite, Regina, Winnipeg, Thunderbay et Sudbury, j'avais tellement la tête de le cul que j'ai pas pensé à prendre bcp de photos. J'étais bien assez occupé a essayer de refaire marcher mes jambes qui ont un peu souffert dans ces bus faits pour les liliputiens. C'est peu être la première fois que je trouve qu'il y a quelque chose de trop petit dans ce pays. Et surtout quand a coté de vous il y a une grosse dame qui vous parle alors que vous essayez de dormir et que sur le siège avant, il y a mec qui s'entête à incliner son siège alors que vous le bloquez gentillement depuis le début, pour des raisons de survie...



Bref, j'ai trouvé ça long, inconfortable, fatiguant et froid (et encore, j'ai eu de la chance). Depuis que les compagnies aériennes proposent des vols pour le même prix (ou presque) Greyhound a une fâcheuse tendance à remplir ses bus à fond, histoire d'optimiser ses coûts. Ca passe encore quand on fait une courte distance, style 1000bornes(!), mais au bout de 70h, ca devient difficile.
Le coté cool de ce trip, c'est les rencontre. Lorsqu'on arrive pas à dormir, que le film qui passe est une sorte de soupe tiède (pour contenter tous les téléspectateurs et ne pas heurter la sensibilité politique notre grosse dame avec un film un peu polémique) il ne reste plus qu'a parler. Et la dessus, je suis bien tombé. D'abord sur un quarantenaire de vancouver qui déménageait pour Regina après 30ans en BC. En arrivant sur le quai d'embraquement, il s'est rendu compte que les animaux n'étaient pas admis a bord et donc, ne pouvant pas laisser son vieux chat comme ça, il a vidé son sac de voyage et l'a caché dedans... pendant 2jours.

J'ai aussi rencontré un autre type de vancouver, un peintre plus ou moins raté (je sais, je devrais dire "incompris") qui fait dans le surréalisme. Il m'a mis au clair dans mes connaissances sur l'art moderne en m'expliquant tous les courants existants (le sien c'était le déconstructionnisme (...)) et m'a longuement parlé des artistes français, qu'il connaissait bien...
Bref... Heureusement, j'ai aussi rencontré des montréalaises, qui faisaient le voyage retour. On a passé les dernières heures ensemble.
Je suis arrivé à toronto en fin de soirée, et Nick, le couZ qui assure, m'attendait avec sa futur femme, Suprya... Du long voyage. A refaire, c'est sur, mais en étant mieux équipé (l'oreiller, oui l'oreiller... ca change la vie!!)

19 décembre 2006

Greyhound trip

Dans la série "ce qui se passe dans ma vie", je viens d'acheter mon billet de bus au levrier rapide pour traverser le canada de part en part... 3 jours et 3 nuits non-stop et 4800km pour 143CA$ (94€) c'est un bon plan...

Highway one, à nous deux.

14 novembre 2006

Un nouveau retour

Encore une fois, je me retrouve devant mon pc, à essayer de décrire ce qui s'est passé ces derniers jours. Pas facile. J'ai presque l'impression d'avoir été sur un autre continent, si ce n'est sur une autre planète... Je me rend compte que vancouver n'est qu'une toute petite bourgade au milieu d'un désert gigantesque et définitivement différent...

On est parti jeudi soir, vers 20h, en direction du park national de Banff, ville où notre "lodge" nous attendais (et son jacuzzy). L'idée c'était de faire la route de nuit pour que les 12h de route s'écoulent plus vite. Et ça a pas trop mal marché. Je me suis réveillé au milieu des montagnes enneigées de l'Alberta, au petit matin, avec une heure de décallage horaire.


































Banff est une station de ski très prisée des quebecquois, une sorte de megève canadien... Etant au début du mois de novembre, on s'attendait à trouver un endroit plutot mort, préparant la saison à venir... Le truc, c'est qu'au canada, en novembre, il y a déjà 70cm de neige dès qu'on dépasse les 800m d'altitude. Du coup, la station était ouverte (la première de tout le canada), les gens étaient là, et l'ambiance de la ville ressemblait à celle des stations françaises pendant les vacances de février.

Une partie du groupe est allé gouter la poudreuse des pentes canadienne. Pour ma part, n'étant pas équipé du tout (j'aurais dû tout louer, des gants jusqu'à aux boots...), j'en ai profité pour visiter les alentours de cette petite ville, perdue entre les montagnes...



































Au menu : petite ballade dans le parc national, avec vue sur la "ville", musée et surtout visite des "hot springs", ces bains naturellement chauds qui fleurissent dans cette partie du pays... Pour le coup, l'endroit ressemblait surtout à une piscine publique, c'était une peu décevant. Mais le fait d'être dans une eau à 40°C alors qu'il fait -5°C dehors et qu'il neige reste carrément sympa.
On s'est quand même attardé dans un petit musée qui vallait vraiment le coup, le Whyte Museum, contruit en hommage à Catherine et Peter Whyte, deux amoureux du début du siècle, passionné d'art et de montagne, qui se sont interessé de près à la culture des "frist nations" (terme politiquement correct pour désigner les indiens). Ensemble, ils ont tellement accumulé d'objets, de photos, de peintures et de voyages et de rencontres, que leur vie est racontée aujourd'hui dans ce musée... Au fil des salles, on réalise que leur histoire d'amour était aussi puissante que leur passion pour l'art et le dialogue des cultures. C'est ce qui a fait que leur vie est devenue un véritable roman, chose qu'on leur envie tous.

Notre second objectif était d'atteindre Jasper, à environ 3 heures de là, plus au nord, histoire de s'enfoncer un peu plus dans ces montagnes canadiennes. La route qui sépare les deux villes est terriblement magnifique. Entre les montagnes, les glaciers et les lacs que l'on peut admirer à chaque kilomètre, tous les guides nous conseillaient de prendre notre temps pour profiter du park.

On a donc choisi la plus petite route qui soit et on s'est enfoncé dans la forêt canadienne, en espérant croiser un ours ou un orignan... Et surprise, alors qu'on commencait à douter du fait d'avoir choisi cette petite route enneigée et perdu plutot que l'autoroute, sur le bas coté, un cerf qui grignottait quelques herbes est tranquillement apparut, et s'est laissé prendre copieusement en photo... Habitué aux touristes ou carrément pas froid aux yeux ? Mystère... En tout cas, pour nous, qui commencions à nous dire que l'histoire de la faune candienne omni-présente, qui traverse les routes à tout moment était une grosse blague pour attirer les touristes, On a été servis... et la suite nous a montré qu'on était pas au bout de nos surprises...


















On a donc continué sur la route de Jasper, en direction du park national, s'arretant au moindre canyon ou point de vue sur un lac...






































Ici, le Lake Louise, du nom de la 4ème fille de la Reine Victoria... Un glacier se jette au fond du lac, mais vu le temps, on a pas réussi à voir tout ça...

Du coup, à force de trainer à chaque endroit intéressant, on s'est fait avoir sur le timming... A 16h la nuit était déjà tombée, la neige continuait de plus belle et il nous restait 300km à faire sur une route qui ressemblait à une petite nationale... On s'est chopé un coup de flip quand on a croisé un panneau indiquant "Next gaz station : 236km", autrement dit, 200km sans rien, ni habitation ni réseau téléphonique, avec une route enneigée, une nuit sans lune et la peur de voir à chaque instant un caribou débouler au milieu de la route... Croiser une voiture était en soi un événement...














En bons aventuriers, tout s'est bien passé, pas d'accro, pas d'accident, pas de risques... Lors de notre pause, sur le bas coté, une voiture s'est tout de suite arrêté pour voir si on avait besoin de rien... Ca rassure.
En arrivant à Jasper, une sorte d'euphorie nous habitait, comme si on avait réalisé un exploit, alors qu'il n'y avait rien de vraiment extraordinaire... En bon touristes, on a vraiment gouté au canada.
Pour le coup aussi, on s'est rendu compte que Jasper était vraiment morte en cette saison... Après une douche, et la mauvaise surprise de voir que le "hot tub" (jacuzzy) de l'hotel était fermé, on s'apprettait à se coucher, jusqu'à ce que Mano, une parisienne de Nanterre, revienne de son jogging en disant : "hey je crois qu'il y a des bestioles qui se balladent dans les rues !"
Et en effet, un troupeau de caribou se balladait dans la ville, à la recherche de coins encore verts pour dinner... Pareil, pas trop affolés, ils se sont laissés mettre en boite. Et les locaux n'avait pas l'air si dérangés que ça, certains passaient devant les bêtes sans vraiment prêter attention à elles... Il parait que c'est un truc normal dans ce coin du monde...



























On a retrouvé la troupe le lendemain, sur les hauteurs de la ville, alors qu'on allait voir un autre lac... Une bonne vingtaine de têtes, avec au centre, le male, qui encore une fois, s'est pretté au jeu de nos appareils, pour nous offrir toute la splendeur et l'inoubliable souvenir d'un moment pareil...
Le retour a été tout aussi folklorique... On a croisé le seul élan ou orignan qu'on ait pu voir (je comprend toujours pas trop la différence : entre wapiti, elk, orignan etc... bref c'est la bestiole très grosse qui a des cornes qui ressemblent à des queues de castor). Bon, ok, j'avoue que ça compte a moitié parce que la bête était morte, couché à l'arrière d'un pick up de chasseurs...

On nous avait aussi prévenu qu'il tombait des cordes sur Vancouver. Mais on a pas réalisé que s'il peuvait là-bas, il risquait de neiger pas mal un peu plus haut... Et en effet, on s'est encore cogné quelques bornes sur un tapi bien épais d'or blanc, sous des flocons king size...
C'était, là aussi, magique.

Voilà... un week end comme j'en rêvais : froid, neigeux, loin de tout, et au milieu de ce canada si grand et si grandiose. Un turc à refaire l'été, avec une tente.

 

© vinSouth